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Une heure avec ...Stendhal

(interview de Monsieur V. Del Litto par J Ducruet)

Cette année 1995 a été marquée, pour nous Stendhaliens, par deux décisions importantes de V. Del Litto:

-son désir de quitter volontairement la Présidence de l'Association des Amis de Stendhal;

- sa décision - irrévocable - de cesser la publication de Stendhal Club.

Une page est ainsi tournée et nous avons pensé qu'il serait opportun d'établir un bilan de l'action stendhalienne depuis quelque 35 ans. Nous avons donc demandé à M. Del Litto s'il accepterait de nous recevoir pour un entretien qui rappellerait ceux que Frédéric Lefèvre avait autrefois donnés aux Nouvelles Littéraires sous le titre "Une heure avec ... " Non point "Une heure avec V. Del Litto" (comme l'aurait fait Lefèvre, mais ce que n'aurait pas admis l'intéressé) mais "Une heure avec Stendhal" ce qui a aussitôt été accepté.

C'est dans le cadre de son appartement grenoblois que M. Del Litto nous a reçu, répondant avec beaucoup d'entrain aux questions que nous lui avons posées.

J.D.


V.D.L. - Mon départ volontaire de la Présidence de l'Association des Amis de Stendhal (dont par ailleurs j'ai été nommé Président d'Honneur) s'explique par des raisons d'âge, de santé, et d'éloignement. Il arrive un moment où il faut savoir s'arrêter et passer le flambeau quand on est encore valide.

Quant à Stendhal Club je me félicite d'avoir pris cette décision. C'était une très lourde charge et j'ai dû souvent sacrifier ou retarder bien des travaux qui me tenaient à coeur pour faire passer la Revue en priorité. Elle a joué son rôle pendant toute la seconde moitié du siècle, depuis la disparition du Divan Henri Martineau en 1958, jusqu'à ce jour où son ultime numéro portera le chiffre de 149. Elle a rempli son rôle en servant de lien entre les Stendhaliens et en publiant beaucoup d'articles et surtout de nombreux inédits, comme il apparaîtra dans cette prochaine livraison qui constituera une sorte de Testament. Là aussi il était temps de s'arrêter et d'écrire en bas de page le mot FIN.

Nous allons bientôt aborder non pas un autre siècle, mais un autre millénaire, que tout nous porte à croire plein de périls. Comme vous le disiez tout à l'heure: une page est tournée. Je peux parler du passé, un peu du présent, mais pas de l'avenir.

J.D. - Quelles que soient les craintes que nous puissions avoir, nous devons continuer à oeuvrer pour Stendhal. Ne serait-il pas souhaitable que paraisse, sous une forme ou sous une autre, une suite à Stendhal Club ?

V.D.L - Certes, mais je le répète, il n'est plus question pour moi d'assumer une pareille charge Par contre, je peux vous dire que la voix de Stendhal se fera encore entendre. Je me propose de prolonger la Revue sous une autre forme et selon une autre périodicité: un volume de 60 à 80 pages, signé d'un seul auteur et consacré à un seul thème. On pourrait imaginer par exemple des sujets tels que: "Stendhal et la peinture", ou "Le dossier russe de Stendhal" Pour l'instant je pense que M Francis Claudon et Mme Suzel Esquier vont se charger, chacun sur un sujet qui les intéresse, de préparer les deux premiers numéros. C'est une affaire qui va se mettre en route rapidement

J.D. - Vous venez de parler de "dossier russe": croyez-vous que l'ouverture des Archives russes nous réserve des trouvailles ?

V.D.L. - Non. Il ne faut pas attendre grand chose de nouveau de ce côté là.

J.D. - Parmi les projets que vous caressiez il n'y a pas si longtemps, vous envisagiez de publier un nouveau Stendhal qui aurait remplacé et mis à jour le volume que vous aviez fait paraître chez Albin Michel en 1965, et qui est épuisé depuis longtemps Y pensez-vous toujours ?

V.D.L. - Ce serait le premier et le plus cher de mes souhaits, et j'ai accumulé une importante documentation à ce sujet. Mais le temps me manque: je suis de la vieille école. Je ne pratique pas les nouveaux matériels, tels que les ordinateurs et autres instruments modernes qui rendent sans doute des services, mais qui ne m'attirent pas. Je n'ai pas non plus de télévision, cet engin pervertisseur de l'intelligence humaine. J'écoute les nouvelles à la radio, c'est tout. Je travaille lentement, et hélas ! plus lentement qu'autrefois - avec une plume, de l'encre et du papier.

J.D. - Tout de même pas la plume d'oie de Léautaud ?

V.D.L. - Non, mais pas très loin. Je voudrais bien écrire cette biographie tout de même. En trouverai-je le temps ? Celles qui existent ne donnent pas entière satisfaction et M. Bérès m'a plus d'une fois poussé à en faire une. Mais Stendhal Club a été si absorbant que je n'ai jamais pu m'y mettre. Quant à avoir recours à des "nègres" pour m'aider il n'en est évidemment pas question.

J.D. - Vous avez publié ces années dernières plusieurs oeuvres de Stendhal à la "Pléiade": "Oeuvres intimes' "Voyages en France' "Voyages en Italie". Mais il y a encore un manque important: ce que j'appellerai "Les Essais' c'est-à-dire "De l'Amour " La Vie de Rossini ", "Les Vies de Haydn, Mozart et Métastase' "L'Histoire de la Peinture en Italie' etc... Pensez-vous faire paraître un nouveau volume ?

V.D.L - Ce serait très souhaitable, mais Gallimard ne veut pas en entendre parler, craignant que le volume ne se vende pas.

J.D. - Ce ne serait pas la première fois que des titres d'une vente difficile figureraient dans cette collection qui comporte a contrario certains volumes dont on se passerait bien. Reste alors une nouvelle édition des Romans. L'actuelle date d'Henri Martineau et se trouve totalement dépourvue de notes, comme cela se pratiquait à l'époque (Stendhal a été dans les premiers auteurs publiés et les romans portent les N°4 et 13 de la collection). Pourquoi ne pas refaire une nouvelle édition ?

V.D.L - Parce que cela nécessite l'établissement du texte du Lucien Leuwen. Si vous avez eu l'occasion de consulter le manuscrit déposé à la Bibliothèque de Grenoble, vous avez pu juger de l'énormité du travail à accomplir. Plusieurs variantes figurent parfois en marge, pour un mot ou une phrase, certaines pages posent des problèmes de lecture, etc...

Dans le volume qui parait ces jours-ci consacré aux manuscrits de Stendhal dans les Bibliothèques de Grenoble, il est reproduit une page - entre autres - du manuscrit du Leuwen Elle est éloquente.

C'est là un très gros travail que je poursuis avec passion.

J.D. - Parlons de la correspondance. L'édition "Pléiade" est, en ce moment, épuisée Allez-vous la faire reparaître, augmentée des nombreuses lettres retrouvées depuis ces dernières années ?

V.D.L - Pas telle quelle. Je travaille maintenant à une correspondance générale de Stendhal, y compris les lettres administratives, avec un autre éditeur. Cette publication, lorsqu'elle sera achevée comprendra sept ou huit volumes de quelque 800 pages chacun, au total le double de la "Pléiade" environ, et fera apparaître toutes les lettres de et à Stendhal, classées par ordre chronologique, quel que soit leur caractère: privé ou administratif Voyez-vous, Stendhal ne peut pas se couper en tranches et c'est toute sa personnalité qui doit ressortir: on ne doit pas faire de coupure factice, il y a eu sans cesse échange entre l'homme privé et le haut fonctionnaire impérial ou le modeste consul du roi Louis-Philippe à Civita-Vecchia. C'est cette somme que je voudrais faire apparaître pour obtenir un portrait complet reflétant l'homme tout entier.

J.D. - Et bien sûr il y aura pas mal de notes ?

V.D.L. - Il y aura des notes, certes Mais il ne faut pas en abuser. Après un temps où on n'en mettait pas du tout, est arrivée une époque où la glose submerge le texte. Et puis, n'oubliez pas que ces notes sont le fruit de longues recherches, une somme de connaissances que d'autres n'hésitent pas à piller sans vergogne, s'assurant ainsi, sans en citer bien sûr l'origine, une facile notoriété. C'est le cas notamment des notes des volumes de la Pléiade.

J.D. - Je vois que vous êtes toujours plein de projets. Y en a-t-il d'autres ?

V.D.L -Il y en a au moins un qui est urgent et me tient à coeur: réunir en un seul volume toutes les bibliographies parues dans Stendhal Club.

J.D. - C'est un travail pour lequel vous pourriez vous faire aider ?

V.D.L - Pas tellement. Il faut éviter les doubles emplois ou les répétitions. Il faut aussi peser l'importance et le poids des ouvrages cités. Impossible de déléguer une pareille tâche. Par contre, je suis prêt à envisager une aide pour l'index, avec dans ce cas, l'utilisation de l'ordinateur.

J.D. - Je souhaiterais maintenant vous poser quelques questions un peu plus pointues et connaître votre opinion sur certains points controversés.Que peut-on penser, par exemple, de l'écriture codée de Stendhal Il prétendait dérouter ainsi le "cabinet noir". Mais lorsqu'il écrivait les Tésuijes pour les Jésuites, je pense qu'il ne pouvait tromper personne. Le verlan est de tous les temps. Alors, enfantillages ?

V.D.L - Non, je ne le pense pas. Je crois tout simplement que Stendhal s'amuse.

J.D. - C'est comme un jeune chien qui s'ébroue ?

V.D.L. - Si vous voulez. Personnellement j'entretiens, de temps en temps, avec une amie que vous connaissez bien, une correspondance où nous n'hésitons pas à plaisanter de la sorte - simplement pour le plaisir d'échanger des phrases que, peut être, Stendhal aurait imaginées ou signées. C'est un jeu, mais qui va plus loin qu'un jeu ordinaire.

J.D. - Dans le même ordre d'idées, comment apprécier un texte comme "Les Privilèges", que Stendhal a écrit vers la quarantaine ? Enfantillages ?

V.D.L. - Non Il s'agit d'un homme mûr qui réfléchit sur son passé Il se livre à l'imagination Car c'est un monde imaginaire qu'il évoque C'est un être qui ne subit pas les pesanteurs humaines et qui possède des dons qui ne sont accordés qu'à des individus pas comme les autres

J.D. - C'est un peu le tapis volant des Mille et Une Nuits ?

V.D.L. - Un peu

J.D. - Autre point important et qui, je crois, intrigue plus d'un Stendhalien: qui a détruit les lettres de Clémentine Curial que Stendhal possédait toujours à sa mort ?

V.D.L - On ne peut fournir de réponse sûre à votre question Ce n'est certainement pas Romain Colomb, scrupuleux conservateur de tout ce qui avait appartenu à Stendhal Bien trop honnête pour avoir détruit quoi que ce soit

Pour ma part, je soupçonne quelqu'un - mais sans preuve - que nous ne connaissons pas vraiment Auguste Cordier (à ne pas confondre avec Henri Cordier, auteur apprécié d'une bibliographie stendhalienne bien connue): c'est un personnage mystérieux qui a eu en mains une grande partie des papiers de Stendhal Ces lettres étaient-elles très compromettantes ou impubliables ? Nous n'en savons rien Les rares qui nous soient parvenues l'ont été par l'intermédiaire de Casimir Stryienski, dont tous les papiers ont été dispersés lors de sa mort en 1912

Puisque nous parlons de lettres et documents dispersés, j'ai été avisé un jour en 1971, tout à fait par hasard, d'une vente sauvage à Clermont-Ferrand, des papiers d'Adolphe Paupe J'y ai couru et j'ai pu ainsi avoir les cinq gros albums que vous voyez là, dans lesquels Paupe a conservé toute la correspondance et tous les documents qu'il possédait au sujet de Stendhal

J.D. - Ces papiers provenaient-ils de la succession de Paupe ?

V.D.L - On n'en sait rien, et je n'ai rien pu savoir non plus sur place Aucun catalogue, aucune annonce n'ont jamais été faits. Ces albums, sur lesquels figurent pourtant le nom de Stendhal, étaient considérés comme de vulgaires papiers sans valeur

Clermont-Ferrand n'est sur aucun itinéraire stendhalien Par quel cheminement ces albums se sont-ils trouvés là ? Mystère

J.D. - En ce qui concerne "Armance", ce premier roman de Stendhal est pour le moins peu clair Le sujet était délicat à traiter, surtout si l'on pense qu'il parut sous la Restauration L'interprétation admise d'ordinaire est qu'il s'agit d'un cas d'impuissance Mais certains ont voulu voir dans Octave de Malivert un homosexuel

V.D.L - Ceci me paraît insoutenable si on pense à tout ce qu'on sait de la vie et des goûts de Stendhal qui n'ont jamais prêté à équivoque et que l'homosexualité n'intéressait pas

J.D. - Quant à "Lamiel, croyez-vous que si Stendhal avait vécu plus longtemps il l'aurait terminé ?

V.D.L. - Non, car il était arrivé à une impasse et ne pouvait s'en sortir - sauf bien sûr à tout recommencer Notez que le problème est le même pour "Lucien Leuwen". Dans les romans de Stendhal, tous les héros meurent à la fin Octave de Malivert dans "Armance' Julien Sorel dans "Le Rouge et le Noir", Fabrice Del Dongo dans "La Chartreuse de Parme". Comment tuer Lucien Leuwen ? Le cinéma a inventé la fin et choisi le duel Simple hypothèse...

J.D. - Encore une question qui me semble importante parce que controversée comment juger le "H.B. "de Mérimée ? Je crois que vous avez, au cours des ans, modifié votre opinion ?

V.D.L. - Exact J'ai tout d'abord été, comme tout le monde. scandalisé par la désinvolture de Mérimée qui médisait de son ami après sa mort Médire de quelqu'un qui est mort ! Déjà Mérimée est un personnage dont la froideur, parfois cinglante, n'attire pas la sympathie Là, cela dépassait les bornes.

Et puis, relisant le "H. B. ", je me suis aperçu que je faisais fausse route Non, Mérimée n'a pas trahi Stendhal Il a même raconté quelques anecdotes à la gloire de celui-ci Par exemple évoquant la retraite de Russie, c'est lui qui raconte que Beyle s'était présenté un matin aux environs de la Bérézina "à M. D... (Daru) rasé et habillé avec quelque soin : "Vous avez fait votre barbe ! - lui dit M. D. - vous êtes un homme de coeur".

En fait Mérimée a voulu évoquer le personnage de Beyle tel que celui-ci voulait paraître à ses contemporains Il voulait - une fois de plus, souvenons-nous du salon de Mme Ancelot - amuser la galerie Mais Mérimée n'a pas pris de garde-fou On l'a donc mal compris Le lecteur naïf a été pris au piège Mérimée nous a donné le véritable portrait du faux Stendhal !

J.D. - Ce portrait de Beyle, tel que celui-ci l'aurait souhaité et qui abusa tellement les lecteurs, m'amène à soulever une autre question: celle des exégètes, découvreurs et commentateurs de Stendhal Il y eut d'abord le fidèle Romain Colomb à qui on doit tant Puis les Stryienski, Paupe et autres membres du très illustre et fantomatique "Stendhal-Club" aux célèbres ~soirées~, puis la génération d'Henri Martineau, de François Michel, de bien d'autres encore (y compris votre "ennemi personnel., Paul Arbelet !) puis vous-même Ne serait-il pas intéressant de faire un volume d'"Histoire des Stendhaliens et du Stendhalisme" qui permettrait de naviguer plus aisément dans cette Stendhalie chère à Julien Gracq ?

V.D.L - Excellente question ! Oui, ce serait très intéressant, mais c'est encore un travail de longue haleine Dans un prochain volume de la Collection "Stendhal Club" je vais évoquer la manière dont a été publiée la correspondance de Stendhal: d'abord l'édition de Romain Colomb, bien sûr (tellement prisée par Paul Léautaud qu'il n'en voulut jamais lire une autre), celle de Paupe ensuite en 1908 Pour finir par la dernière en date celle que j'ai publiée dans la "Pléiade"

JD. - Ceci nous ramène encore à la correspondance dont nous parlions au début de cet entretien Reste-t-il un espoir de découvrir des inédits (lentes ou autres) ?

V.D.L - Tout au plus quelques miettes Pas d'archives privées où on pourrait pêcher quelques pièces et bien entendu aucune oeuvre (Colomb est passé par là et a sauvé tout ce qui pouvait l'être)

J.D. - Devons-nous en déduire que tout a été trouvé, que tout a été dit à propos de Stendhal ?

V.D.L - Non, bien sûr Vous parliez vous-même d'une Histoire du Stendhalisme qui reste à écrire Mais ce que je voudrais souligner c'est que mes prédécesseurs et moi-même avons fait 1' Histoire Littéraire. Aujourd'hui on fait surtout des envolées rhétoriques Mais la rhétorique est basée à 80% sur des documents déjà publiés Lorsqu'elle retombe il ne reste pas grand chose: c'est comme un soufflé.

J.D. - L'influence de Stendhal sur notre littérature a maintes fois été soulignée. Toutefois il semble que se soit produit une certaine évolution. Jusqu'à la dernière guerre, on pouvait assez aisément la repérer chez tel ou tel auteur. Depuis, elle parait plus diffuse et, partant, plus difficile à déceler.

V.D.L. - En effet, c'est très juste.

J.D. - Quant à la renommée de Stendhal, elle a depuis longtemps franchi nos frontières. Actuellement ne pensez-vous pas que le pays le plus actif soit le Japon ?

V.D.L - Exact. Il y a eu une vague européenne, puis une autre américano-canadienne, qui semble terminée. Maintenant, c'est le tour du Japon. Mais il s'agit là d'une toute autre civilisation, et l'interprétation qui nous est donnée de l'oeuvre de Stendhal nous surprend parfois.. L'Asiatique voit autre chose, à sa manière.

J.D. - Et pour terminer, bien que vous ne souhaitiez pas, m'avez-vous dit, penser à l'avenir et à ce second millénaire, pouvez-vous nous dire ce que devient la Fondation Stendhal, à laquelle vous avez réservé tous vos soins.

V.D.L - Elle progresse favorablement et nous espérons arriver prochainement à l'acte de création Vous avez pu constater d'ailleurs que nous n'hésitons pas à utiliser dès maintenant la maison natale de Stendhal pour des manifestations.

Nous présentons ainsi le 13 novembre le catalogue des manuscrits du Fonds Stendhal à Grenoble, établi par Paul Hamon et par moi- même.

Il reste encore beaucoup à faire, mais l'opération est en bonne voie.

Grenoble, 9 novembre 1995

 

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